Poème faits réels

DOUBLE VISAGE

 

 

                                                                Mes mémoires avec un peu d'humour !! 

                                                                    Merci à mon ami Sylvain .B. Ecrivain                                                                       16266060 572120342998184 8079312063364916270 n

Même pas  PEUR

 

 

Je suis  un collégien de 13 ans, intelligent, sociable, bon à l’école, vivant dans une famille équilibrée et sans problèmes.

Pourtant, du jour au lendemain, il va s’isoler, perdre confiance en lui, se cloîtrer dans sa chambre pendant des heures durant et s’effondrer sur les notes en classe. Personne ne comprend son attitude, même en lui parlant, il dit qu’il n’y a rien ! Ses parents mettront çà sur le compte de l’adolescence, c’est de son âge !

 

17 janvier, il part pour l’école, prenant le trajet à pied quotidien, avec son sac à dos et son walkman. Il arrivera trois quart d’heures plus tard en cours, sans excuses et débraillé.

 

18 janvier, il traîne un peu pour partir à l’école. Sa mère le presse et lui dit :

 

- «  Tu ne prends pas ton baladeur ? »

- « Je l’ai perdu hier ! »

 

Il est tout penaud, mais se dépêche d’y aller, pour ne pas se faire engueuler !

Deuxième retard en cours, il n’a pas de veste en arrivant, alors qu’il fait froid ce matin…

 

19 janvier, je suis est malade, il a mal au ventre. Sa mère prend sa température, mais rien, donc elle l’envoie à l’école.

Troisième retard, il a un coup au visage. Trois retards, il est envoyé directement chez le proviseur, qui avertira ses parents.

Le soir, il se fera engueuler, sermonner sur son comportement et privé de télé !

 

20 janvier, je prend mon petit déjeuner et vomit, j'ai très mal au ventre. Ma mère me dit que je  fait encore de la comédie, et que je souhaite juste rester à la maison, c’est tout ! Et bien non, il ira à l’école !

Résultat, une heure de retard, des ecchymoses au visage et des trous sur ses vêtements, voir même des lacérations.

 

21 janvier, il je me  prépare, pas la peine de feindre, il sait qu’il ira à l’école. C’est mercredi, il sera tranquille cet après-midi ! Encore en retard, il arrivera en cours en chaussettes, qui plus est mouillées !

Il va jouer sur son ordinateur, comme à son habitude, le mercredi après-midi, mais sa mère n’entend pas de bruit. Bizarre, les jeux vidéo sans bruit, ce n’est pas normal !

Elle monte voir, reste derrière la porte, rien ! Elle toque, pas de réponse, elle l’appelle, rien non plus. Elle rentre, il est allongé sur son lit, il dort sans doute… Elle monte le ton, toujours rien ! Elle le secoue, rien. Derrière lui, un tube, merde il a avalé le contenu ! Les secours, le 18 !

 

Je suis transporté à l’hôpital du coin, a subit un lavage d’estomac. Amis son geste n’a pas d’explication plausible !

Il commencera à parler grâce à une psychologue de  l’hôpital, qui l’écoutera et ne le jugera pas. Etre un faible, n’est pas gratifiant ! Un mec çà ne pleure pas ! Pourtant, Loïc est un hypersensible.

Il racontera son calvaire avec détails, jour après jour. Quatre jeunes de 17 ans, qui l’attendaient au coin de la rue Villerest, des garçons bien habillés, bon chic bon genre, ce qui démontrait que leurs parents étaient friqués. Ils le coinceront tous les matins, l’obligeant à donner ses affaires sinon les coups fusent, et puis après le dépouillement. De toute façon, on en arrive au même à la fin.

L’envie de vomir, ne plus avoir envie de vivre, pour que s’arrête le supplice ! La peur de se faire engueuler par ses parents, pour la perte de ses affaires, les retards dût aux autres…

 

Ses camarades ayant eu échos de la situation, se sont rués le voir à l’hosto. Surpris, frustrés, indignés et honteux de ne pas avoir vu ou perçu le souci. Mais un jour, ils se vengeront à leur manière…

 

 

Loïc repart enfin à l’école, après deux mois d’absence. La boule au ventre, le cœur serré, de refaire ce trajet ayant mené à son geste. Ce matin, trois camarades l’accompagnent. Ses bourreaux seront-ils là ? Et s’ils n’étaient pas là, ce serait presque dommage ! Il s’était habitué à leur présence, inquiet, mais finalement ils étaient son quotidien.

Au coin de la rue Villerest, les quatre bobos, adolescents attardés, les attendent :

 

  • « Eh bien, c’est le petit, enfin de retour. Donne-moi ton blouson ! »
  • «  Non ! »
  • «  Et les gars, il a ramené ses potes. Chouette des fringues en plus ! »
  • «  Venez chercher, si vous êtes cap ! »

 

Les quatre de 17 ans encerclent les quatre de 13 ans. Ils commencent à vouloir les dépouiller, quand un des petits dit :

 

  • «  Maintenant ! »

 

En dix minutes, les jeunes adultes se retrouvent à terre, courbaturés, cassés. En effet, ils étaient peut-être plus petits, mais accompagnés de leurs ceintures élevées en judo et karaté ! Ils déculottent à leur tour, les vieux, les laissant nus dans la rue.

 

  • «  Nous espérons que çà vous servira de leçon ! »

 

Les vêtements et chaussures, ainsi que les accessoires piqués à leurs bourreaux pathétiques seront déposés dans des associations les plus proches, pour aider les plus démunis. Autant que çà profite à des gens qui sont réellement dans le besoin… !

 

 Sylvain.B

 

 

(11/12/2015)

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